Eglise Réformée de Nantes et de Loire-Atlantique
15 bis Place Edouard Normand- 44000 - Nantes - ernla@orange.fr
Accueil du siteCultes et cérémoniesPrédications
Chaussons les baskets !
jeudi 5 novembre 2009
par Caroline Schrumpf
popularité : 33%

PREDICATION du DIMANCHE de RENTREE PAROISSIALE

Dimanche 20 septembre 2009

Hébreux 12, 1-4 : Quant à nous, nous sommes entourés de cette grande foule de témoins. Débarrassons-nous donc de tout ce qui alourdit notre marche, en particulier du péché qui s’accroche si facilement à nous, et courons résolument la course qui nous est proposée. Gardons les yeux fixés sur Jésus, dont notre foi dépend du commencement à la fin. Il a accepté de mourir sur la croix, sans tenir compte de la honte attachée à une telle mort, parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée ; et maintenant il siège à la droite du trône de Dieu. Pensez à lui, à la façon dont il a supporté une telle opposition de la part des pécheurs. Et ainsi, vous ne vous laisserez pas abattre, vous ne vous découragerez pas.

Frères et sœurs, Vous avez sans doute remarqué quelquechose d’inhabituel sur certains des conseillers presbytéraux ce matin, et sur votre pasteur aussi… Droles de chaussures quand même pour venir au culte… pas tout à fait ce que l’on attendrait, non ? (nous avons tous mis des baskets)

Ce matin, la parole de Dieu nous interpelle à partir de ce passage de la lettre aux Hébreux ! Une parole et surtout une image : celle d’une course, d’une course de fond, d’un marathon. C’est une image qui revient plusieurs fois dans la bible, dans les lettres de Paul, dans le livre des Actes… la vie avec Christ, la vie en Christ, c’est un peu comme un marathon…

Je dois vous dire que je ne me sens pas particulièrement qualifiée pour parler de cette métaphore sportive… chaussures Nike presque neuves, vélo d’appartement (mais à la cave), DVD d’aérobic regardé 3 fois… Mais ce matin, une belle image pour notre rentrée ! Courons résolument, avec détermination, avec décision et un engagement enthousiaste la course qui nous est proposée ! La question ici est moins celle de commencer la course, que de la finir, sans laisser tomber, sans abandonner.

Un petit sondage : qui a déjà couru un marathon ? un semi-marathon ? qui a déjà couru pour faire de l’exercice ?qui n’a jamais été tenté de s’arreter ? de laisser tomber ? combien ont laissé tomber avant de commencer ? Courir c’est dur, ca fait mal, ca mobilise tout notre être, cela demande de la volonté, des efforts, et de la persévérance.

Je n’ai pas bcp d’expérience, mais en tout cas, dans ce que j’ai lu : Dans un marathon, il y a un moment de vérité, après le démarrage, la vitesse de croisière, le bon rythme… mais à un moment il y a un mur ! le mur du 30e km. C’est le test. Tous les membres, tous les muscles commencent à faire mal, on a des crampes, on a l’impression d’avoir des jambes en plomb, on ne sent plus ses pieds, on a l’impression d’avoir le cerveau vide ! Et la, il y a une petite voix qui vous dit : tu n’y arriveras jamais, c’est trop dur pour toi. Laisse tomber, abandonne… ça ne sert à rien de t’obstiner… tu vas te faire mal… Tous les marathoniens font l’expérience du mur, tot ou tard. La question n’est pas est ce que je vais rencontrer le mur, mais qd ?

Un médecin américain (DR Harden) a fait une étude sur les marathoniens, pour essayer de comprendre pourquoi certains finissent la course et d’autres abandonnent. La différence : moins l’entrainement physique que la simple décision prise dès le début de la course que laisser tomber ou abandonner n’était pas une option !

Pour nous, dans notre vie de foi, nous pouvons méditer cette image du marathon. Nous avons aussi une course à courir, une course de fond. Il y a des moments ou l’on court facilement, dans l’enthousiasme du démarrage, dans l’élan de la nouveauté, dans l’euphorie… Et puis, il y le mur, à un moment ou un autre. Le mur : faire face à une situation difficile, pénible, douloureuse, et inattendue, Rencontrer une épreuve personnelle, qui semble insurmontable, qui nous fragilise tellement qu’on ne sait plus comment on va avancer, ni comment on va rester fidèle à la Parole de Jésus. une vive douleur, une amertume, une culpabilité… alors nous pouvons écouter la petite voix qui nous dit : tu n’y arriveras pas… Il y de grandes chances que plusieurs parmi nous soient devant ce mur ce matin. Dans notre vie intime, dans notre vie de famille ou de couple, dans notre vie professionnelle, dans nos relations, nos études. Ces moments où notre intégrité est en jeu.

La Parole de Dieu : appel à la persévérance, encouragement. Appel à l’endurance ! Dieu ne nous laisse pas tomber, jamais ! Et même si nous flanchons, Dieu lui nous rattrape, le recommencement est tourjous, toujours possible ! nous ne sommes jamais disqualifiés ! avec Dieu toujours une nouvelle chance.

Appel accompagné d’un avertissement et d’une promesse :

Avertissement : la préparation, et la discipline. Attention à notre régime, attention à notre manière d’organiser notre vie. Prenons le temps de cette préparation. Se débarrasser de ce qui nous encombre, ce qui nous retient en arrière.

Promesse : nous ne courons pas seuls. Mais environnés d’une grande nuée, d’un nuage, de supporters, de coureurs. Nous ne courons pas cette course seuls. Ce que nous avons besoin d’entendre : Moi aussi ! moi aussi je suis dans la course avec toi, moi aussi je suis passé par des moments difficiles, moi aussi j’ai connu ce que tu ressens. Moi aussi. Notre vie ensemble : partager, s’encourager. On ne peut être chrétien tout seul.

Dernière chose : gardons les yeux fixés sur Jésus. Importance pour les athlètes = la visualisation. Le but à atteindre, la victoire, le prix, le sommet… Pour mobiliser tout l’être, toute la personne. Jésus nous invite à développer et grandir dans une relation intime et passionnée avec lui. Il court avec nous, devant nous.

Alors, chaussons ensemble les baskets ! Que le seigneur de la course parle à nos cœurs ce matin, et nous fortifie pour la course. Qu’il nous donne le signa du départ ou d’un nouveau départ Qu’il nous aide à garder nos regards fixés sur Jésus. Courons, frères et sœurs, avec persévérance, jusqu’au bout !

Amen.